Une polémique née autour d’un courrier adressé à la presse par un des clients de l’abattoir, la coopérative UNION FRANCE LIMOUSIN, qui serait mécontente des tarifs d’abattage et qui menacerait de quitter Montmorillon a fait couler beaucoup d’encre. Pour dépassionner le débat, il convient de rappeler quelques éléments factuels : -il est étonnant que la presse reçoive une lettre d’un client de l’abattoir, portant sur des négociations commerciales, à trois semaines d’échéances municipales, alors que l’abattoir n’en a pas été destinataire. -il est étonnant que cette lettre fasse mention d’une avance remboursable à l’entreprise UFL pour la construction d’un atelier de découpe par la Région et n’évoque pas la subvention de 90 000 euros votée en décembre par le Conseil Général. -il est très étonnant que soit évoqué un possible départ d’UFL alors que cette entreprise a signé des engagements de tonnage pour les sept prochaines années avec garanties bancaires pour que l’abattoir puisse obtenir des fonds européens ; en clair un départ n’est possible que moyennant le paiement de la part due par UFL du remboursement des travaux entrepris par l’abattoir. La ligne de conduite de la Société d’Economie Mixte de l’Abattoir est simple : toute prestation doit être payée à sa juste valeur et une position dominante n’ouvre pas droit à des prestations gratuites. Utiliser la presse pour tenter d’obtenir, en période pré-électorale, des conditions tarifaires exorbitantes, et insoutenables pour l’Abattoir, n’est pas acceptable. Ce qui pose question est de savoir que M.GEVAUDAN a rencontré le responsable d’UFL peu avant cette initiative. On ose espérer qu’il n’y a pas de lien de cause à effet, tant la polémique qui découle de cette affaire pourrait être dangereuse pour l’image et l’activité de l’établissement, et par conséquent pour les emplois qu’il gènère.
Commentaires
Pas de commentaire pour cet article
Ajouter un commentaire



